PHILAPOSTEL

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L'Association des Collectionneurs
de La Poste et d'Orange

Philatélistes, cartophiles, numismates, toutes collections

Cloître de l'abbaye de Moissac

Émission TP octobre 2019
Mahatma Gandhi - 1869-1946
© La Poste 2019 - CrĂ©ation crĂ©ation et gravure Christophe Laborde-Balen
d’après photo Le Mahatma Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948)
chef spirituel et nationaliste indien c. 1940 DR © Bridgeman Images.

La Poste émet un timbre à l’effigie du Mahatma Gandhi à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance.

Le nom de Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948), l’une des plus grandes figures du XXe siècle, reste attaché à la non-violence comme philosophie et comme méthode d’action.

Devenu avocat après des études de droit à Londres, c’est en Afrique du Sud que Gandhi jette les bases de son combat futur. Pour défendre ses compatriotes victimes de ségrégation, il préconise la résistance passive dans la lutte pour les droits civiques, forgeant une doctrine fondée sur la maîtrise de soi et le respect de la vérité (le satyagraha) qui s’appuie sur la « désobéissance civile » passive et collective. De retour en Inde en 1915, il prône ainsi la « non-coopération », militant en faveur du retour aux traditions et recommandant notamment la pratique du swadeshi (consommation de produits locaux). Au prix de nombreux séjours en prison et multiples grèves de la faim, Gandhi exhorte son peuple à boycotter les produits, les écoles et tribunaux anglais, à ne pas participer aux emprunts, etc. Cet adepte du jeûne et de la méditation, pour qui la contemplation compte autant que l’action, s’imposera peu à peu comme un leader moral face aux autorités britanniques. Sa vie ascétique, son tranquille courage, l’élévation de sa pensée impressionnent, et des milliers d’Indiens le suivent. En 1930, la spectaculaire « marche du sel », visant à mettre en échec le monopole gouvernemental, incitera Londres à engager l’Inde dans la voie de l’indépendance. Elle ne sera finalement proclamée qu’en 1947.

Le système des castes qui écarte les Intouchables de la communauté nationale, tout comme les relations entre les communautés hindoue et musulmane, préoccuperont toute sa vie cet homme qui ne cessera d’appeler à la paix. Celui qui fut surnommé de son vivant Mahatma – « grande âme » – se fait assassiner le 30 janvier 1948 par un fanatique hindou, laissant un héritage spirituel immense.

Fabienne Azire - Tous droits réservés

Affranchissement International 20g

7
oct.
2019
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Égypte-France - Le canal de Suez à 150 ans
© La Poste 2019 - Conception graphique StĂ©phane Humbert-Basset ; d'ap. photos Vue Ă  vol d'oiseau du canal de Suez © akg-images,
Inauguration du canal de Suez, gravure d'ap. croquis d'Auguste Marc © Roger-Viollet.

La Poste émet conjointement avec La Poste égyptienne un timbre célébrant le 150e anniversaire du canal de Suez.

Symbole de modernité, de mondialisation et de la puissance de l’ingénierie, le canal de Suez est aussi un monument à la grandeur des ambitions humaines.

Son histoire multimillénaire commence avec les projets des pharaons du Moyen Empire, mais c’est avec les expéditions françaises du général Bonaparte que se matérialise l’idée contemporaine d’un passage maritime entre la Méditerranée et la mer Rouge. L’ingénieur Maurice Adolphe Linant en dresse les plans, et l’amitié du vice-roi d’Égypte Saïd Pacha pour Ferdinand de Lesseps, ancien consul de France à Alexandrie, permet à ce dernier d’obtenir une concession de 99 ans et de créer la Compagnie universelle du canal maritime de Suez.

Les travaux commencés en 1859 sont achevés en 1869 et l’ouvrage de 190 kilomètres est inauguré par l’impératrice Eugénie. Nationalisé en 1956 par le président Nasser, il est aujourd’hui la voie de transit de 8 % du commerce mondial et une infrastructure stratégique majeure. Son élargissement en 2015 est censé doubler le trafic actuel à l’horizon 2025.

Antoine Vigne - Tous droits réservés

Affranchissement International 20g

7
oct.
2019
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Alexandre Varennes - 1870-1947
© La Poste 2019 - CrĂ©ation Patrick Derible d'après photo Fondation Varenne.
Gravure Marie-Noëlle Goffin.

La Poste émet un timbre à l’effigie d’Alexandre Varenne, fondateur du journal « La Montagne ».

Avocat, député, journaliste, trois passions qui guideront Alexandre Varenne tout au long de sa vie. Le 4 octobre 1919, il a 49 ans lorsque paraît le premier numéro de La Montagne à Clermont-Ferrand, où est né le fondateur. « En avant ! », l’éditorial de Varenne, affirme sa volonté de répondre à « l’impérieux besoin d’une démocratie nouvelle après l’ouragan de misères inouïes que vient de vivre notre pays ». Référence à la Convention, le journal prend le nom de la Montagne, le parti le plus proche du peuple qui siège en haut des gradins de l’Assemblée nationale.

Alexandre Varenne ne fera jamais la moindre concession sur ses combats républicains et sur son obsession d’une liberté absolue pour la presse. Il lui en coûtera pourtant lorsque, face à la censure de l’État français, il défend pied à pied la ligne politique du journal malgré les menaces répétées. Mais la pression devient trop forte, les ultimatums du pouvoir pétainiste sont quotidiens ; le 27 août 1943, dans un éditorial rageur titré « Briser la plume », Alexandre Varenne saborde La Montagne, devenu le journal le plus censuré de France. Cet acte de refus du mensonge et d’affirmation de sa liberté vaudra à La Montagne d’être le premier journal à être autorisé à reparaître sous son nom à la Libération.

Ami de Jean Jaurès au cĂ´tĂ© duquel il avait dĂ©butĂ© Ă  L’HumanitĂ©, avocat de Jean Zay, vice-prĂ©sident de la Chambre des dĂ©putĂ©s après la victoire du Cartel des gauches, engagĂ© dans la rĂ©sistance en Auvergne, Alexandre Varenne avait Ă©tĂ© nommĂ© gouverneur gĂ©nĂ©ral d’Indochine en 1925. Pendant trois ans, il mit en œuvre une politique Ă©mancipatrice, soucieuse du droit des peuples, qui prĂ©figurait dĂ©jĂ  la dĂ©colonisation.

Alexandre Varenne deviendra – enfin – ministre d’État, le 26 juin 1946, à plus de 75 ans, dans le gouvernement provisoire de la République dirigé par Georges Bidault et dans lequel il côtoie Maurice Thorez, Robert Schuman, Edmond Michelet, Marcel Paul, entre autres. Moins d’un an plus tard il s’éteint dans son bureau à Paris, le 16 février 1947, alors qu’il travaille sur la constitution de la IVe République. « Il fut un admirable Français », dira Édouard Herriot, alors président de l’Assemblée nationale, dans son éloge funèbre lors des obsèques à Clermont-Ferrand.

Fondation Varenne - Tous droits réservés

Affranchissement Lettre Verte 20g

9
oct.
2019
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Mise en ligne : 14/08/2019 - Dernière mise à jour : 15/08/2019
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