PHILAPOSTEL

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L'Association des Collectionneurs
de La Poste et d'Orange

Philatélistes, cartophiles, numismates, toutes collections

Toulouse, Le Capitole
Émissions TP
Émission TP Octobre 2017
Père Victor Dillard 1897-1945
© La Poste 2017
Création et gravure Yves Beaujard d'ap. Photo famille Dillard
Le créateur et graveur Yves Beaujard a réalisé en taille-douce, un portrait souriant de ce héros avec en arrière-plan du timbre, une vue de sa ville natale, Blois. Les monuments les plus évocateurs sont représentés : le pont Jacques-Gabriel qui enjambe La Loire et au loin la cathédrale Saint-Louis de Blois.

Né le 24 décembre 1897, à Blois, d'une famille influente, Victor Dillard, élève brillant à Notre-Dame des Aydes, parle couramment allemand et anglais. Reçu au baccalauréat en avril 1916, après la mort au combat de son frère Pierre, il obtient de ses parents l'autorisation de s'engager. Officier, blessé et plusieurs fois cité capitaine en 1919, il rentre chez les jésuites dès sa démobilisation. Poursuivant le cursus éducatif des jésuites, il utilise ses vacances à réaliser des interviews, E. de Valera, F.D. Roosevelt, entre autres, et des reportages remarqués.

Ordonné prêtre à Blois en 1931, il termine ses études en Autriche. Éducateur, professeur de philosophie il publie un ouvrage qui connaitra un grand succès : Les lettres à Jean-Pierre.

Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, il reprend immédiatement du service. Fait prisonnier, il fonde une université des barbelés pour ses camarades de captivité. En partance pour l'Allemagne, il s'évade et rentre à Paris d'où ses supérieurs l'envoient en zone libre à Vichy. Là il prêche, termine une thèse d'économie, organise des cours du soir qui le mettent en danger.

Ne résignant pas à voir partir sans secours les jeunes du STO, il décide alors de se porter volontaire pour aller en Allemagne comme ouvrier électricien, se faisant passer pour un père de famille. Il veut apporter à ces jeunes le soutien moral et spirituel dont ils ont besoin. Prêtre, il partage leur vie pendant six mois. Un très beau texte : «L'honneur d'être ouvrier », rend hommage à ceux qu'il a rencontrés à l'usine.

Dénoncé, arrêté par la Gestapo, emprisonné à Barmen pendant sept mois, il est déporté à Dachau où, épuisé par la maladie, il meurt le 12 janvier 1945.

Sa forte personnalité a profondément marqué ses compagnons de souffrance, bien au-delà des différences sociales et politiques.

Affranchissement de la Lettre Verte 20g

9
oct.
2017
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Bloc « Acteurs et actrices
© La Poste 2017
Création Sarah Bougault d'après photos :
Odile Versois : droits réservés
Magali Noël : D'ap. Photo © Ministère de la Culture - Médiathèque du Patrimoine, Dist. RMN-Grand Palais / Sam Lévin
Jean-Claude Brialy : D'ap. photo © Micheline PELLETIER/GAMMA-RAPHO
Bruno Cremer : D'ap. photo fonds famille / DR

La Poste lance une nouvelle thématique consacrée aux actrices et acteurs.

Sur un fond de rideau de théâtre dessiné, les timbres représentent les portraits crayonnés d'actrices et acteurs de théâtre et de cinéma : Magali Noël, Odile Versois, Jean-Claude Brialy et Bruno Crémer. On retrouve au deuxième plan de chaque timbre, en décor, le célèbre rideau rouge !

Magali Noël (1931-2015)

Actrice au tempérament fougueux, elle est remarquée dans le film Du rififi chez les hommes de Jules Dassin en 1955. Elle tourne avec des réalisateurs comme Henri Decoin, René Clair, Jean Renoir et surtout Federico Fellini qui lui offre un rôle sur mesure dans La dolce vita en 1960. Parallèlement, elle mène une carrière au théâtre, où elle joue les classiques du répertoire et se produit au music-hall. Son interprétation de la chanson Fais-moi mal Johnny, écrite par Boris Vian, reste culte.

Jean-Claude Brialy (1933-2007)

Issu de la Nouvelle Vague, il enchaîne en un demi-siècle succès populaires et chefs d'œuvre. Révélé en 1958 dans Le beau Serge de Claude Chabrol, il tourne plus de 100 films avec Louis Malle, François Truffaut, Éric Rohmer, Claude Miller ou encore Bertrand Tavernier. Acteur brillant, directeur de théâtre, scénariste, écrivain, il excelle dans le répertoire de Feydeau, Guitry, Dorin. Sa silhouette de dandy magnifique plane chaque été sur le festival de Ramatuelle qu'il a créé en 1985.

Bruno Cremer (1929-2010)

En 1965, son rôle d'adjudant désabusé dans la 317e section de Pierre Schœndœrffer lance sa carrière au cinéma. Mais dès 1959, cet amoureux des planches décroche un premier rôle dans Becket de Jean Anouilh. Cet acteur de premier plan joue des pièces d'Oscar Wilde, Shakespeare, Vigny... Son talent et sa rigueur s'imposent aussi sur grand écran où il tourne avec Costa-Gavras, Lelouch, Sautet...À la télévision, il incarne un inoubliable commissaire Maigret, subtil et mystérieux, adoré par le public.

Odile Versois (1930-1980)

Fille de parents russes émigrés, elle obtient à 18 ans un rôle dans le film de Roger Leenhardt Les dernières vacances. Après la France, le cinéma italien, allemand et anglais s'arrache cette actrice élégante, à la forte personnalité. Très respectée par la profession, elle se produit régulièrement au théâtre. Avec ses sœurs, Marina Vlady et Hélène Vallier, elle interprète Les trois sœurs de Tchekhov en 1966. Le charme discret d'Odile Versois, disparue prématurément, a marqué toute une génération.

Affranchissement de la Lettre Prioritaire 20g

16
oct.
2017
Télécharger le communiqué de presse

Mise en ligne : 01/08/2017 - Dernière mise à jour : 03/08/2017