Émissions de timbres - Novembre 2022

Émissions de timbres - Novembre 2022

Émissions
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Chasseur Dewatine D1

7
nov.
2022

La Poste émet un timbre et une mini-feuille de la série Poste-aérienne illustrés par un chasseur Dewoitine D1.

© La Poste 2022.
Illustration : Arthur THOMAS, peintre de l'Air et de l'Espace
Mise en page : Bruno GHIRINGHELLI
Gravure : Claude JUMELET

Le chasseur monoplace monoplan Dewoitine D1 est le premier avion créé par Émile Dewoitine (1892-1979) dans sa jeune Société anonyme des avions Dewoitine (SAD) installée à Toulouse en 1920. Formé chez Louis Breguet, Blériot et Latécoère, Émile Dewoitine a dans l’idée la fabrication d’un avion de chasse moderne pour l’aéronautique française. Lancé sur ses fonds propres, le « Dewoitine 1 » voit le jour en octobre 1922. Le premier vol a lieu le 18 novembre 1922. La fabrication est alors engagée, inscrite dans le programme national C1 (chasseur monoplace) proposé par le Service technique de l’aéronautique.

Le Dewoitine D1 a une longueur de 7,50 m, une envergure de 11,50 m et une hauteur de 2,75 m. Son poids à vide est de 820 kg. Il est équipé d’un moteur V8 Hispano-Suiza de 300 ch, lui donnant une vitesse maximale de 247 km/h et une autonomie de 400 kilomètres. Il est armé de deux mitrailleuses Vickers de calibre 7,7 mm synchronisées.

En 1923, l’Aéronautique navale française passe commande. Une trentaine de Dewoitine D1 sont mis en service sur le porte-avions Béarn, comme chasseurs embarqués. Initialement, les appareils portent l’insigne de l’aviation d’escadre – la mouette sur la tortue. Afin de distinguer les différentes escadrilles du Béarn – chasse, bombardement et reconnaissance –, l’hippocampe ailé est choisi pour la chasse, devenant l’insigne officiel de la 7C1.

Le succès du Dewoitine D1 se construit surtout à l’international. Porté par le chef pilote d’essai Marcel Doret, l’appareil fait sensation en Europe.

Il est vendu en Yougoslavie (Serbie), en Suisse et en Italie – qui le construit localement sous licence. 230 exemplaires du Dewoitine D1 seront fabriqués en France et en Italie, ouvrant la voie et le succès des appareils Dewoitine. ■

Laurent Albaret - Tous droits réservés


Affranchissement pour Lettre Prioritaire 100-250g

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Raymond Devos - 1922-2006

7
nov.
2022

La poste émet un timbre sur l’humoriste et magicien des mots Raymond DEVOS à l’occasion du centenaire de sa naissance.

© La Poste 2022.
Création Mathieu Persan, d'après photo (c) Jacky Van Sull
Fondation Raymond Devos.
Contours de feuilles : Création Mathieu Persan.

Né le 9 novembre 1922, à Mouscron, en Belgique, mais d’une famille paternelle originaire du Nord, Raymond Devos est français. Il grandit à Tourcoing où il découvre le cirque et la musique. Louis Devos, son père, connaissant des revers de fortune, il quitte l’école à 14 ans, suit ses parents à Paris et travaille aux Halles.

Passionné de théâtre, il prend des cours jusqu’en 1943, où le STO le contraint à aller travailler dans une usine, à Berlin. De retour en France après l’armistice, il apprend le mime et commence à jouer des classiques dans des troupes de théâtre. En 1950, il crée avec un ami comédien, Robert Verbecke, un duo comique, « Les Pinsons », où il joue de la guitare. Ils se produisent avec succès aux Trois Baudets. En 1955, il intègre la troupe de Jacques Fabbri, le temps d’une tournée qui le conduit un soir à Biarritz. Dans un café, lorsqu’il dit au serveur qu’il voudrait voir la mer, ce dernier objecte qu’elle est démontée. Du tac au tac, il réplique : « Vous la remontez quand ? » C’est le point de départ d’un premier sketch qui va faire de lui un maître de l’absurde. Son leitmotiv : partir d’un mot à double sens, d’une situation réelle et plonger dans l’imaginaire. Dans les années 50-60, il se produit dans plusieurs théâtres et music-halls à Paris et dans toute la France. Il crée également des spectacles de troupe, comme Les Pupitres, à l’affiche pendant deux ans. À partir des années 70, il impose définitivement à la scène un personnage où il est à la fois jongleur de mots, clown, mime et musicien.

Ses monologues sont aujourd’hui étudiés dans les écoles et régulièrement repris par des comédiens ou de jeunes humoristes. Avant de nous quitter le 15 juin 2006, il a créé une fondation qui a permis de transformer sa maison de Saint-Rémy-lès-Chevreuse en un musée retraçant son parcours et proposant aujourd’hui des projets culturels alliant mémoire, création et transmission. ■

Jacques Pessis - Tous droits réservés


Affranchissement pour Lettre Verte 20g

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Les grandes heures de l'Histoire de France
Marie Leszczynska 1703-1768
Louis XV 1710-1774

7
nov.
2022

La Poste émet un bloc de la série les Grandes Heures de l’Histoire de France initiée en 2012 à l’effigie de Marie LESZCZYNSKA et de Louis XV.

© La Poste 2022.
Création Benjamin Van Blancke et gravure Pierre Bara, d'après photos :
Timbre portrait de Marie Leszczynska par Van Loo. Huile sur toile National museum Stockholm (c) Fine Artimages/Leemage
Timbre portrait de Louis XV par Michel Van Loo. Chalons en Champagne, musée des beaux-arts et d'archéologie (c) Photo Josse/Leemage
Fond de bloc : d'après photo Benjamin Van Blancke

Louis, duc d’Anjou, n’a que deux ans lorsque la rougeole emporte son père puis son frère aîné. Il devient alors dauphin de France, puis roi sous le nom de Louis XV lorsque le Roi-Soleil s’éteint en 1715. Louis XV étant âgé de cinq ans seulement, la régence est confiée à Philippe d’Orléans, neveu du défunt monarque. Celui-ci lui inculque les arcanes du pouvoir et le fiance, à onze ans, à l’infante d’Espagne, Marie-Anne-Victoire. Cette future union a pour but de sceller une amitié retrouvée entre l’Espagne et la France. Or Marie-Anne-Victoire est très jeune et on dit le roi de santé fragile ; il lui faut des enfants rapidement.

L’infante est par conséquent renvoyée de l’autre côté des Pyrénées et l’on se met en quête d’une princesse européenne digne d’épouser l’héritier du grand Louis XIV.

Contre toute attente, le choix se porte sur une princesse sans couronne. Marie Leszczynska n’est certes pas la plus riche et son père n’est même plus roi de Pologne, mais elle a l’âge d’enfanter. On la dit pieuse, discrète, jolie même.

Le mariage est célébré d’abord par procuration, puis en personne à Fontainebleau, le 5 septembre 1725.

Les époux se plaisent et le roi témoigne à Marie affection, estime et attachement mais l’épuise en grossesses trop fréquentes (ils auront dix enfants). On dit que, sur le conseil de ses médecins, elle interdit sa couche au roi. De guerre lasse, il se désintéresse de son épouse pour s’occuper de ses maîtresses. La plus célèbre d’entre elles, Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, aurait entretenu avec la reine des relations cordiales.

Mère aimante, Marie est marquée, avec son époux, par des deuils successifs, perdant plusieurs de leurs enfants et petits-enfants. En 1768, elle meurt à son tour. Elle est inhumée à la basilique Saint-Denis. Jamais remarié malgré quelques tractations, le roi s’éteint quant à lui en 1774. ■

JÉlise Herbeaux - Tous droits réservés


Affranchissement pour Lettre Prioritaire 20-100g

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