Émissions de timbres - Octobre 2022

Émissions de timbres - Octobre 2022

Émissions
22.06022.053

Série Jeunesse « Naruto »

10
oct.
2022

La Poste émet un timbre dans la série jeunesse à l’effigie de Naruto, célèbre héros du dessin-animé issu du Manga éponyme pour célébrer les 20 ans de la série animée et de l’arrivée du manga en France.

© La Poste 2022.
mise en page Valérie Besser
©2002 MASASHI KISHIMOTO

Le timbre et la feuille Naruto bénéficient de différents procédés « effets matière » : un marquage à chaud rouge reflets sur le Kanji dans la main de Naruto, un vernis sélectif sur le logo Naruto du timbre et du bord de feuille ainsi qu’un vernis effet mouvement animant le fond du timbre.

Pour l’orphelin Naruto, le chemin sera long et parsemé d’obstacles pour assouvir son ambition de devenir le plus grand des ninjas et le chef de son village. Dès son plus jeune âge, il est craint et mis à l’écart par ses pairs car un démon destructeur a été enfermé dans son corps, sous la forme d’un renard à neuf queues. Malgré un destin tragique, le plus turbulent garnement de l’académie des ninjas, toujours partant pour faire les quatre cents coups, gagnera peu à peu l’estime de tous, surmontant les épreuves par sa bravoure, sa persévérance et son empathie.

Depuis sa création en 1999, Naruto règne sans partage sur cette autre forme de bande dessinée qu’est le manga. Bien au-delà du Japon, le petit ninja est devenu un phénomène planétaire (250 millions d’exemplaires vendus). Arrivé en France il y a vingt ans, ce manga a battu dans notre pays un record historique : se hisser à la première place des meilleures ventes pendant plus de… dix ans ! La quête initiatique de Naruto a ainsi tenu en haleine,

72 tomes durant, les jeunes Français avec 20 millions d’exemplaires écoulés en vingt ans, et la diffusion de la version animée sur les chaînes de télévision a contribué à ancrer le héros dans leur coeur (plus de 5 millions de DVD achetés depuis 2006).

La clé du succès tient autant à la qualité du dessin qu’au talent narratif de son auteur, le mangaka Masashi Kishimoto. La richesse psychologique des personnages, même secondaires, tient le lecteur en haleine au rythme des antagonismes. Les adolescents s’identifient à Naruto, cet enfant joyeux qui ne renonce jamais. Son énergie et son espoir inépuisables, sa capacité à créer des liens donnent envie de le suivre, puis une fois devenu grand, de transmettre son univers à une autre génération. ■

Fabienne Azire -Tous droits réservés


Affranchissement pour Lettre Verte 20g

Télécharger le communiqué de presse
 

Ava Lovelace - 1815-1852

12
oct.
2022

La Poste émet un timbre à l’effigie d’Ada LOVELACE, pionnière de l’informatique. Il sera lancé en avant-première le 11 octobre à l’occasion du ADA LOVELACE DAY.

© La Poste 2022.
Création Sylvie Patte & Tanguy Besset, d'ap. photo Alamy/Abacapress.com

« La machine analytique tissera des motifs algébriques comme les métiers de Jacquard tissent des fleurs et des feuilles. » Ada Lovelace, Note A, 1843

Ada King, née Byron, comtesse Lovelace, naît le 10 décembre 1815 à Londres. Très jeune, elle commence à étudier les mathématiques. Elle se hisse à un niveau suffisant pour apprécier le travail d’un inventeur talentueux, Charles Babbage. Celui-ci vient de mettre au point un calculateur automatique.

Ada se penche sur ces rouages complexes et une intuition lui vient : et si, au lieu de ne manier que des chiffres, cet engin traitait aussi des symboles ? Elle met son intuition au propre : ce sera la fameuse « Note G », publiée en 1843, le premier programme informatique au monde.

Ada ne saura jamais qu’elle a été géniale. Elle meurt à 36 ans, le 27 novembre 1852. Presque un siècle plus tard, un physicien américain nommé Howard Aiken fabrique une machine à partir des engrenages de Babbage et des notes d’Ada Lovelace : le Mark I. Celui-ci aura une nombreuse descendance : les ordinateurs. En 1978, le nouveau langage informatique du département de la Défense américain est baptisé Ada. Ada Lovelace cesse, enfin, de n’être qu’une note de bas de page dans les biographies de son père.

Ada défendait ardemment l’idée de « science poétique ». Fusionnant science et poésie au sein d’une même vision, elle a rêvé d’une machine qui serait capable de parler des langages jusque-là inconnus. Elle a imaginé l’informatique, elle l’a tirée du néant à une époque où notre modernité s’éveillait à peine. Son oeuvre, fleur fragile éclose au sein des brumes du romantisme, s’est levée comme un soleil sur la seconde moitié du XXe siècle et illumine le troisième millénaire. En donnant sa forme à notre futur, Ada Lovelace a marqué notre civilisation autant que Pasteur, Einstein ou Fleming. ■

Catherine Dufour - Tous droits réservés


Affranchissement pour Lettre Internationale 20g

Télécharger le communiqué de presse