Émissions de TP - Octobre 2020

Croix-Rouge française

5
oct.
2020
© La Poste 2020. Conception : Bruno Ghiringhelli d'après photos © Croix-Rouge française.

La Poste émet un bloc de 3 timbres à l'effigie d'Henry Dunant et Gustave Moynier et d'un moment clé : la collecte. Elle reversera deux euros de don à la Croix-Rouge française, pour chaque bloc vendu.

Tout a commencé sur le champ de bataille de Solferino (1859). Henry Dunant (1828-1910), bouleversé par le sort des blessés, organise spontanément le soin aux soldats. Il racontera cette expérience décisive dans un livre, où il pose le principe de la neutralité des malades et des blessés de guerre et suggère de créer des sociétés de secours, reconnues par les états, qui les soigneraient et ce, quelles que soient, leur nationalité ou leur religion.

Enthousiasmé par les idées de Dunant, Gustave Moynier (1826-1910), juriste de formation, le rencontre. Ils programment, avec trois autres amis, une conférence internationale qui installera les principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et sera à l'origine des Conventions de Genève, qui fixent les règles fondamentales du droit humanitaire international. Ce Mouvement, qui rassemble le CICR et les 192 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, vise à alléger en toutes circonstances les souffrances des hommes, des femmes et des enfants ; à protéger la vie et la santé

et à faire respecter la personne humaine, en particulier en temps de conflit armé, de catastrophes climatiques et dans d'autres situations d'urgence ; à œuvrer à la prévention des maladies et au développement de la santé et du bien-être social ; à encourager l'aide volontaire et la disponibilité de ses membres, ainsi qu'un sentiment universel de solidarité envers tous ceux qui ont besoin de sa protection et de son assistance.

Dunant jouera aussi un rôle considérable dans la création de la Croix-Rouge française (1864). Grâce à son entregent et à sa légendaire énergie, il sut mobiliser des personnalités de tout bord qui s'engageront à ses côtés.

Aujourd'hui en France, plus de 66 000 bénévoles et 17 000 salariés poursuivent l'œuvre de Dunant, prix Nobel de la Paix (1901), et de Moynier. Acteur social et humanitaire majeur, la Croix-Rouge française mène sans relâche des missions de proximité auprès des plus vulnérables. Pour continuer à agir, porter secours.

Affranchissement pour Lettre Prioritaire 20g

 

Télécharger le comminiqué de presse

 

 

Artiste comtemporain : Mohamed Bourouissa

12
oct.
2020
© La Poste 2020. © Mohamed BOUROUISSA

La Poste émet un timbre de la série artistique illustré par une œuvre de Mohamed BOUROUISSA.

Dans la production philatélique française, le portrait tient une place privilégiée et suit différents courants. Un courant traditionnel représente les figures allégoriques de la République. Un deuxième courant exprime la France glorieuse et combattante. Enfin, un troisième courant, lié à la démocratisation du portrait, voit l'apparition des images de célébrités.

Depuis une quinzaine d'années, Mohamed Bourouissa explore de manière transversale les notions de portrait et de monument. Comment, pourquoi et de qui faire le portrait, qui célébrer ?

Son approche est nourrie de sa connaissance de l'histoire ou des histoires du portrait. Il a regardé Caravage, Manet, Poussin, et a tiré les leçons compositionnelles du portrait classique.

Les séries Nous sommes Halles (2003-2005) et Périphérique (2005-2009) représentent des individus et des communautés, des cultures et subcultures issus de la banlieue parisienne. Mohamed Bourouissa s'attache à donner et à partager de ces communautés, de ses proches, de ces territoires, une image différente qui invite à repenser l'image et l'identité de la périphérie. Son projet consiste à donner une image à ceux qui en ont été privés, le modèle de la peinture lui permettant de les insérer dans un système de codes et de représentations dont ils étaient exclus.

L'image que Mohamed Bourouissa a élue pour son timbre est le portrait d'un jeune homme noir, vêtu d'un « hoodie ».

Cette image quasi éraldique, watteauesque, est issue du projet Horse Day (2015) pour lequel Mohamed Bourouissa a documenté huit mois durant dans un quartier de Philadelphie (USA), Fletcher Street, une communauté de « black urban cowboys », comme il en existe dans de nombreuses villes américaines, qui s'approprient l'espace urbain du haut des chevaux qu'ils élèvent.

Ce portrait, intitulé Zamer (2016), est lui-même extrait de la série The Hood, pour laquelle Mohamed Bourouissa a imprimé sur des capots d'automobiles, autres icônes de l'Amérique, les portraits des protagonistes du projet Horse Day.

En insérant Zamer au sein du panthéon des portraits philatéliques, Mohamed Bourouissa donne une visibilité non pas uniquement à un visage mais à tous les visages qui furent jusqu'à présent ignorés des représentations officielles. ■

Philippe Vergne - Tous droits réservés

Affranchissement pour Lettre Prioritaire 100g

 

Télécharger le communiqué de presse

 

 

250 ans du Fardier de Cugnot 1770-2020

19
oct.
2020
© La Poste 2020. timbre : Création et gravure Sarah Lazarevic
d'après photo © Musée des Arts et Métiers-CNAM

La Poste émet un timbre à l'occasion des 250 ans du Fardier de Cugnot.

Le fardier de Cugnot est considéré comme la première automobile de l'histoire. Destiné à remplacer les attelages de l'artillerie de campagne, cet engin a été conçu dès 1769 par l'ingénieur militaire français Nicolas Joseph Cugnot, né à Void, dans l'actuel département de la Meuse, en 1725 et mort à Paris en 1804.

Dès 1650, de multiples recherches sont menées sur la vapeur, notamment par Denis Papin, Thomas Savery ou Thomas Newcomen. S'appuyant sur les découvertes antérieures, Cugnot, le premier, parvient à faire avancer un véhicule terrestre par la force de la vapeur.

Il construira deux fardiers : le premier à échelle réduite, commandé en 1769 par le duc de Choiseul, ministre de la Guerre de Louis XV, donnera des résultats probants. Il n'en reste aucune trace. Le second véhicule, de grandeur réelle, est testé en 1770 ; l'expérience semblant concluante, elle appelle de nouveaux essais. Prévus en 1771, ils sont annulés suite à la disgrâce du duc de Choiseul.

Terminé et en état de marche, ce fardier est oublié pendant trente ans dans les ateliers de l'Arsenal de Paris. Sauvé par deux fois, pendant la Révolution, par Louis Nicolas Rolland, commissaire général de l'artillerie, il est installé au Conservatoire des arts et métiers depuis 1800.

Cugnot applique la puissance motrice à la roue avant. Il est le premier à avoir transformé le « mouvement linéaire alternatif » en « mouvement rotatif continu ». Il est passé du simple va-et-vient des pistons à un mouvement circulaire d'une roue en appliquant au fardier une roue à rochet, dispositif utilisé habituellement dans l'horlogerie. Le fardier fonctionne à la vapeur. Il se compose de trois parties :

* Un châssis en bois comprenant deux roues à l'arrière.
* Un moteur à deux cylindres en ligne, à haute pression et simple effet, disposé au-dessus de la roue avant.
* Une chaudière, à l'avant de l'ensemble. ■

Émission d'un feuillet souvenir.


Cercle philatélique de Commercy - Tous droits réservés

Affranchissement pour Lettre Prioritaire 20g

 

Télécharger le communiqué de presse

 

 

Carnet « Mon carnet de timbres Suivi »


oct.
2020
© La Poste 2020.

La Poste émet un carnet de 9 timbres adhésifs incluant l’option Suivi.

En collant d’un simple geste un timbre Suivi sur une lettre, cela vous permet de savoir quand le courrier est arrivé dans la boîte aux lettres du destinataire. ■

Affranchissement pour Lettre Verte 20g Suivi

 

Télécharger le communiqué de presse

 

 

400 ans du rattachement du Béarn à la France

19
oct.
2020
© La Poste 2020. Timbre : création Lucille Clerc d'après photo : © Louis XIII, lithographie de Delpech 1833, photo de Jean-Paul Dumontier
La Collection (000047_1166),
© Façade sud-ouest du château de Pau, RMN-Grand Palais (Château de Pau)
René-Gabriel Ojéda, © Carte de la principauté du Béarn, RMN-Grand Palais (Château de Pau) / Mathieu Rabeau

La Poste émet un timbre à l'occasion des 400 ans du rattachement du Béarn à la France.

C'est le 19 octobre 1620 que Louis XIII donne à Pau l'édit qui prononce le rattachement du Béarn à la couronne de France après trois années marquées par le refus des états d'appliquer une décision du Conseil d'état de Paris du 31 décembre 1616. Un des arguments en faveur du rattachement était que si le roi et son frère Gaston mouraient sans postérité mâle, les frontières tomberaient de facto « sous le joug de l'Espagnol ». Or la consolidation des frontières du royaume était un objectif d'importance pour le jeune roi. Dès le 1er février 1617, les États, protestants et catholiques réunis, décidèrent à l'unanimité de s'opposer à l'union, en se fondant sur les « fors » qui régissaient le fonctionnement politique du territoire : « Attendu que les fors sont la loi fondamentale et le pacte contractuel du souverain avec les habitants du pays dont il doit jurer l'observation à son nouvel avènement ; attendu aussi que dès lors il résulte que ledit pays est une souveraineté distincte et indépendante de toute autre souveraineté et royaume, et que les habitants

qui, au commencement, se régissaient par fors et coutumes ont choisi leurs seigneurs pour s'y maintenir, sans les pouvoir altérer, modifier, réformer, sinon avec les états dudit pays, et que par conséquent Sa Majesté ne peut, sauf avis, unir ledit pays souverain audit royaume de France, sans le consentement desdits États, sinon en brisant le premier caractère et fondement desdits fors et de leurs libertés, qui leur sont plus chères que leurs propres vies, les États ne peuvent que transmettre à la postérité un changement de régime si radical, conséquence de cette union, réprouvée par le roi Henri le Grand, d'heureuse mémoire, lorsqu'il réunit l'ancien domaine audit royaume de France. » L'édit d'octobre 1620 créait le Parlement de Pau, mais il imposait que tous les actes fussent désormais rédigés en français ; il faudra attendre la Révolution, le 28 octobre 1789, pour que les Béarnais et les Palois se considèrent comme étant vraiment intégrés dans la communauté nationale nouvelle : « il n'existe pas sous le ciel un plus beau titre que celui de Français ». ■

Groupement Philatélique Béarnais - Tous droits réservés

Affranchissement pour Lettre Prioritaire 20g

 

Télécharger le communiqué de presse

 

 

Ludwig van Beethoven - 1770-1827

26
oct.
2020
© La Poste 2020. Création création Stéphane Manel d'après photos
© Josef Karl Stieler (1781-1558)
Ludwig van Beethoven mit dem Manuskript der Missa solemnis, 1820
© Page du manuscrit de la main de Ludwig van Beethoven.
Sonate au Claire de Lune, akg-images
Beethoven-Haus Bonn. Mise en page Valérie Besser.

La Poste émet un timbre à l’effigie de Ludwig VAN BEETHOVEN à l’occasion du 250e anniversaire de sa naissance.

Ludwig van Beethoven est né à Bonn en décembre 1770. Ce chef-lieu général de l’électorat de Cologne était alors une ville connue pour l’imprégnation des idées de l’Aufklärung – philosophie des Lumières allemande. Beethoven en fut fortement marqué.

Hormis la précocité de son talent, l’enfance de Beethoven est sujette à controverses. Selon certains auteurs, son père aurait exploité ce prodige musical de façon particulièrement brutale. Selon d’autres, cette image est à relativiser car elle aurait été amplifiée par le romantisme d’alors. Quelles qu’en soient les circonstances, son apprentissage de la musique débute quand il a cinq ans. À l’âge de onze ans, sa première tournée se déroule aux Pays-Bas.

Sa production musicale débute en 1782-1783. Ces premières compositions sont fortement influencées par Jean-Sébastien Bach et ses fils Carl Philipp Emanuel et Johann Christian. C’est en 1784 qu’il devient organiste adjoint à la cour de l’Électeur. Déjà, il y improvise et les auditeurs reconnaissent son style.

Ces improvisations le marqueront longtemps. Il en présentera d’ailleurs une à Mozart en 1787 et cette technique fera sa notoriété dans les salons viennois. Beethoven s’installera définitivement dans la capitale autrichienne en 1792 pour devenir l’élève de Joseph Haydn. À son arrivée à Vienne, ses compositions manquaient encore de maturité et c’est le pianiste virtuose qui fut remarqué.

Tout en devenant le compositeur de génie que l’on connaît, son talent de pianiste lui donnait accès aux meilleures demeures, lui assurait une riche vie sociale. Malheureusement, la surdité mit un terme à ses fréquentations, entraînant un mal-être qu’il livre de façon émouvante dans son « testament de Heiligenstadt ».

Beethoven contracta une pneumonie à la fin de l’année 1826. Il ne s’en releva pas et mourut le 26 mars 1827.

Émission d'un feuillet souvenir.


Gérard Dôle - Tous droits réservés

Affranchissement pour Lettre Verte 20g

 

Télécharger le communiqué de presse