Émissions de timbres - Octobre 2026

Capitales européennes - Zagreb

12
oct.
2026

La Poste vous invite à continuer la balade à travers les capitales européennes, avec un bloc de 4 timbres consacré à Zagreb. Cette série a été initiée en 2002 avec Rome.

© La Poste 2026.
Timbres et fond de bloc (héliogravure) : création et mise en page Noël Amélie d'ap.photos
« pavillon du jardin botanique » © Alamy/Abacapress.com,
« pont du jardin botanique » © Alamy/Abacapress.com,
« Place du Ban Jelacic », © Dadfar/robertharding/Andia,
« Église Saint-Marc » © Robert Harding/Coll.Christophel,
« J.J. Strossmayer » © Sue Martin / Alamy Stock Photo,
« Le funiculaire vers la ville haute » © Colin DUTTONSime / Onlyworld.net,
« Porte principale de la cathédrale de l'Assomption » © Gavin GOUGH-Sime / Onlyworld.net,
« La porte de pierre » © Hervé CHAMPOLLION / Onlyworld.net.

Au croisement d’influences divergentes s’inscrit l’histoire de Zagreb. Entre Europe continentale et Méditerranée, république de Venise et Empire habsbourgeois, la ville rempart contre les envahisseurs du Nord et l’avancée ottomane à l’est finit par se délester de ses fortifications pour entrer à la suite de la poussée révolutionnaire de 1848 dans une modernité à la mesure de son devenir de capitale croate, dont la statue équestre du ban Jelai est le symbole.

Duelle, Zagreb distingue les pouvoirs laïque et religieux, deux entités urbaines bien définies sur les flancs de la montagne aux ours (Medvednica), entre d’une part Gradec avec son parlement (Sabor) et l’église Saint-Marc où les gouverneurs (ban) viennent prêter serment, et d’autre part la ville ecclésiastique de Kaptol consacrée par sa cathédrale. Si entre elles existait un pont appelé « sanglant » (Krvavi most), les conflits comme la rivière trouvèrent au fil du temps une version pacifiée qui les absorba en une suite de cafés de la rue Tkalieva. Dorénavant, un téléphérique relie cette ville haute ancienne à la ville basse qui s’est étendue suivant le plan urbain d’un fer à cheval, faisant alterner les parcs publics avec les institutions scientifiques, artistiques et sociales.

Aussi, Zagreb incarne surtout un ensemble de liens. Ceux qui unissent notamment la culture croate à l’histoire européenne et, plus largement encore, à une histoire cosmopolite. Jadis placée sur les voies de l’Orient-Express, elle est traversée aujourd’hui par les lumières des festivals, des arts naïfs ou du film d’animation, mais aussi par des émotions universelles, telles les traces anonymes des ruptures amoureuses collectées depuis 2006 dans le Musée des coeurs brisés, où l’échec d’une relation devient un sentiment humain digne de mémoire. ■

Nella Arambasin - Tous droits réservés.

Affranchissement pour Lettre Internationale 20g