Émission de Timbres - Juillet 2026


Émissions
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André Citroën 1878-1935

6
juil.
2026

La Poste émet un bloc d’un timbre en l’honneur d’André Citroën, figure majeure du génie industriel français.

© La Poste 2026.
Bloc de timbre (héliogravure) :
Création et mise en page Antoine Doré d'après photo DR

Fils d’un père hollandais et d’une mère polonaise, André Citroën (1878-1935) devient français à l’âge de 18 ans pour pouvoir intégrer l’École polytechnique. Il épouse une Italienne : une famille européenne. En 1900, en Pologne, il découvre une invention : des engrenages à la denture en forme de chevrons (ils deviendront le logo de sa marque automobile). Il achète le brevet et crée sa première entreprise : les Engrenages Citroën. La Première Guerre mondiale éclate. Dans les tranchées, il constate le manque de munitions de l’armée française. Il prend l’initiative de proposer au gouvernement la construction immédiate d’une usine d’obus. En quatre mois, il la bâtit, l’équipe, l’organise et, en juin 1915, la production massive démarre. 3 500 employés au début, 13 000 en 1918, qui bénéficient d’avantages sociaux inédits profitant en particulier aux femmes, qui constituent la majeure partie du personnel.

La paix revenue, il transforme son usine afin d’y produire des automobiles à grande échelle, et donc à des prix accessibles, pour donner de la mobilité à la population. Après avoir observé les nouvelles méthodes industrielles (le taylorisme) aux États-Unis, il organise la production en conséquence, appliquant une politique sociale d’avant-garde. Partant de rien en 1919, il devient, en dix ans, le premier constructeur européen et le deuxième mondial.

Pour vendre tant de voitures, il invente le marketing et crée la publicité moderne. Son nom inscrit sur la tour Eiffel pendant dix ans et les grandes expéditions à travers l’Afrique (Croisière noire) et l’Asie (Croisière jaune) sont des exemples de sa créativité. Objectif donné à ses équipes : avoir plus de cinq ans d’avance sur les concurrents. Un état d’esprit qui perdurera après sa disparition. Tant de voitures mythiques conçues ont fait de Citroën la marque la plus collectionnée au monde.

Visionnaire, optimiste, charismatique, humaniste, déterminé, André Citroën a marqué l’industrie, l’économie, la société. « Citroën, un génie d’avance », selon la formule de l’un de ses biographes. ■

Henri-Jacques s Citroën - Tous droits réservés.

Édition d'un bloc souvenir


Affranchissement pour Lettre Verte 20g

Carnet « Les biscuits français »

6
juil.
2026

La Poste émet un carnet de 12 timbres-poste sur le thème des biscuits français, véritables spécialités régionales.

© La Poste 2026.
Conception graphique : Célia Donneley

Croquants, fondants ou délicatement parfumés, les biscuits font partie du patrimoine gourmand français. Longtemps associés aux fêtes, aux voyages et aux moments de partage, ils sont nés du besoin de conserver le pain et les préparations céréalières, avant de devenir de véritables spécialités régionales.

Chaque territoire a façonné ses douceurs à partir des ressources locales, du savoir faire artisanal et des traditions familiales.

Le Petit Beurre évoque la biscuiterie nantaise, le palet breton sublime le beurre salé, tandis que la gaufrette mâconnaise se distingue par sa légèreté. En Corse, le canistrelli accompagne le quotidien, quand la navette provençale et la rousquille catalane rappellent les fêtes et les rites anciens. Les bredele d’Alsace, les lunettes de Romans, la cornuelle charentaise ou le biscuit rose de Reims témoignent d’une histoire intimement liée aux usages locaux.

Réunis dans un carnet, ces douze biscuits illustrent la diversité des terroirs français et célèbrent un art de vivre fondé sur la transmission, la simplicité et le plaisir. Intemporels, ils continuent d’accompagner les petits moments du quotidien comme les grandes occasions. ■

Tous droits réservés.

Affranchissement pour Lettre Verte 20g

Euromed
Mosaïques traditionnelles en Méditerranée
Marseille

6
juil.
2026

La Poste émet un timbre sur les mosaïques traditionnelles en Méditerranée à Marseille dans le cadre du concours EUROMed 2026.

© La Poste 2026.
Timbre-poste (héliogravure) : création et
Mise en page Mathilde Jardin.

Marseille Mosaïque, une œuvre artistique et citoyenne.

Marseille Mosaïque est l’aventure marseillaise portée par l’association Viv’Arthe, fondée en 2004 par l’artiste mosaïste Paola Cervoni.

Ce projet audacieux est né d’un défi un peu fou : habiller de tesselles aux couleurs de la Méditerranée le plus long banc du monde sur la corniche marseillaise, face à la mer.

En 2007, l’idée surgit comme un éclair. Adossée face à l’horizon, regardant à droite et à gauche cette longue assise, Paola Cervoni imagine ces bancs recouverts de mosaïques colorées.

Cette fulgurance sera suivie d’un long chemin de persévérance porté par la passion et le désir de partager cette création collective.

Les premières mosaïques prennent place sur la corniche en 2015. Des écoliers en sont les premiers créateurs. Viennent ensuite les associations du secteur du handicap, puis les familles, les entreprises locales, les lycées, les collèges, les maisons de retraite. C’est ainsi qu’année après année, le projet grandit et son collectif se multiplie (plus de 250 partenaires au total).

En 2016, 2 000 Marseillais participent à cette aventure artistique sur la corniche Kennedy. En 2025, plus de 16 000 Marseillais ont laissé leur empreinte sur ce site emblématique de la ville.

Chacun grave son identité, raconte son histoire et sublime notre cité méditerranéenne sur ce banc public qui devient un lien porteur de messages universels.

La mosaïque, toute une symbolique de transformation progressive. On coupe : on casse une norme, on lime : on arrondit les angles, on assemble : on construit une nouvelle image. C’est un processus de transformation intérieur et extérieur.

Cette mosaïque urbaine est une œuvre pour tous qui donne la parole à chaque Marseillais et incite à la bienveillance.

Marseille Mosaïque est plus qu’une mosaïque, c’est une histoire d’amour collective, inscrite dans la ville, simplement pour faire du bien et nous rappeler qu’ensemble, c’est mieux. ■

Paola Cervoni, Association VIV'ARTHE - Tous droits réservés.

Affranchissement pour Lettre Verte 100g

Chemin suspendu des Gorges de la Diosaz - Haute-Savoie

13
juil.
2026

La Poste émet un timbre sur le chemin suspendu des Gorges de la Diosaz en Haute-Savoie, une « merveille des Alpes ».

© La Poste 2026.
Timbre : Création Frédérique Vernillet d'ap. photo Thomas Dufour
Contour de feuille : d'ap. photos Jean-Louis Vermot Desroches/Naturimages,
Grégory Smellinckx/Naturimages, Liszt collection/Alain Ghignone/Naturimages,
Serge Jolivel/Naturimages.
Mise en page : Valérie Besser.

À l’ombre des sommets du Mont-Blanc, l’ancien glacier de la Diosaz et son torrent ont patiemment creusé la roche, façonnant une gorge profonde où les cascades ponctuent le vertige des parois. Longtemps jugée inaccessible, elle repoussait les hommes vers ses seuls sommets, exploités pour le bûcheronnage, l’ardoise et de modestes prospections minières. Lorsque Achille Cazin, professeur de physique, s’installa dans la région en 1868, il fut frappé par la splendeur de ces lieux. Soucieux d’alléger le quotidien des habitants, éprouvés par le climat rigoureux et les pertes agricoles, et de leur offrir de nouvelles sources de revenus, il imagina un projet audacieux : rendre les gorges accessibles au public. Après avoir levé les réticences, il fonda avec la population une société locale, et les travaux commencèrent en 1871 sous sa direction. Achevé en 1875, le chemin suspendu devint une nouvelle « merveille des Alpes » et, à titre posthume en 1877, Cazin fut élevé au rang de chevalier de la Légion d’honneur. Depuis plus de 150 ans, ce chemin invite à un voyage hors du temps, offrant un spectacle saisissant au cœur d’une nature sauvage et rarement contemplée.

Solidement ancré à la roche, il épouse les parois vertigineuses et s’élance au-dessus du torrent par d’audacieuses passerelles, dominant des eaux limpides aux reflets d’émeraude qui se précipitent en cascades dans des gouffres profonds, puis se déploient en nappes blanches et écumantes, en contrastes admirables avec les mousses, les schistes sombres et les lichens éclatants. Aujourd’hui, la préservation de ce site demeure un défi de taille, relevé année après année par la compagnie fermière et ses « gorgeards », menuisiers et cordistes aguerris, qui unissent leur savoir-faire pour assurer l’entretien, la sécurité et la pérennité de ce patrimoine exceptionnel. ■

Thomas Dufour - Tous droits réservés.

Affranchissement pour Lettre Verte 20g

Souillac en jazz 50 ans

20
juil.
2026

La Poste émet un timbre célébrant les 50 ans du festival de jazz à Souillac dans le département du Lot.

© La Poste 2026.
Timbre-poste (offset) : création DOZ
d'après photo © Festival Souillac en Jazz

Tout commence le 14 février 1975 avec la conférence « Depuis la côte des esclaves jusqu'à la salle Pleyel ». Organisée à Souillac par le club local de l'Unesco, elle est présentée par l'universitaire américain Sim Copans. Célèbre pour avoir vulgarisé les musiques américaines en France, il y expose le parcours historique et culturel du jazz. Suite à cet évènement, un groupe de passionnés se retrouve et crée un festival de jazz. Les statuts de «l'Association pour le festival de jazz de Souillac » sont déposés le 7 janvier 1976. Sim Copans en devient le directeur artistique et s'applique à montrer, dès la première édition, des figures emblématiques du jazz : Memphis Slim, chanteur de blues, et Marie Knight, chanteuse de gospel songs.

Une réussite qui encourage l'association à proposer une deuxième édition. Se succèdent à la présidence de l'association : Jean Calvel, Jean-Pierre Bailles, Sim Copans et Robert Peyrillou, à qui ses prédécesseurs confient la direction artistique en 1985. Au fil des ans, le festival s'enrichit de nouvelles influences, s'ouvrant alors à un véritable métissage. Des instruments comme l'oud, le koto, le guembri, le serpent, les tablas, le kemençe ou le qanûn viennent élargir son paysage sonore et éveillent la curiosité des spectateurs. Ce festival, exclusivement porté par les bénévoles, ne pourrait exister sans leur enthousiasme et leur engagement. À leurs côtés, ils comptent sur d'autres acteurs qui les accompagnent et les soutiennent depuis le début : partenaires privés, mécènes aux commerces locaux, partenaires publics (Mairie, Département, Région), ainsi que des prestataires fidèles.

C'est cette alchimie qui permet de faire vivre Souillac en Jazz au travers de diverses manifestations, cinéma, randonnée, expositions, concerts gratuits dans les rues et, bien évidemment, d'offrir de magnifiques concerts où musiciens et spectateurs se rejoignent dans le cadre prestigieux de l'abbatiale Sainte-Marie. ■

- Tous droits réservés.

Affranchissement pour Lettre Verte 20g