Émissions de timbres - Mai 2026


Émissions
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400 ans de la Marine Nationale

6
mai
2026

La Poste émet un timbre pour célébrer quatre siècles d’histoire et de tradition de la Marine nationale.

Illustré par le bâchi, couvre-chef mythique de la Marine nationale, ce timbre « rond » est un hommage à l’engagement des marins qui protègent les Français et leurs intérêts sur tous les océans et toutes les mers du monde, 365 jours par an et 24 heures sur 24.

© La Poste 2026.
Création Mathilde ROUSSEL

Reconnaissable à sa coiffe blanche, sa bande noire élégante, son inscription dorée et son pompon rouge emblématique, le bâchi est bien plus qu’un simple couvre chef : c’est un symbole de tradition et d’aventure.

Apparue en 1829 dans les effets officiels des marins de la Marine nationale, cette coiffe d’origine écossaise a traversé les époques en se réinventant. Toutefois, son pompon rouge n’a cessé de fasciner : objet de nombreuses légendes, il serait là pour amortir les chocs à la tête à bord des navires, repérer rapidement le marin s’il venait à tomber à la mer ou encore porter bonheur à ceux qui le touchent.

Au fil des décennies, le bâchi est devenu bien plus qu’un élément vestimentaire issu de la tenue des matelots et quartier-maitres. Il représente l’engagement, le courage et l’esprit d’équipage qui animent les femmes et les hommes de la Marine nationale.

Quoi de mieux que ce symbole marin chargé d’histoire pour orner le timbre célébrant les 400 ans de la Marine nationale ? « Depuis 400 ans, sur tous les océans, la Marine nationale vous protège » : cette devise dédiée au quadricentenaire rappelle que la Marine ne cesse de protéger les Français et leurs intérêts à travers ses missions.

Embarquez pour cet anniversaire exceptionnel avec le timbre commémoratif illustrant quatre siècles d’histoire, d’innovations et de valeurs. ■

SIRPA Marine - Tous droits réservés.

Édition d'un bloc souvenir


Affranchissement pour Lettre Verte 20g

Carnet « Maman dans l'art »

11
mai
2026

La Poste émet un carnet de 12 timbres-poste sur le thème « Maman dans l’art », la maternité ayant inspiré de nombreux artistes de toutes les époques et courants artistiques.

© La Poste 2026.
Fernand Léger, Femme et enfant – Christie's / Artothek / LA COLLECTION
Paula Modersohn-Becker, Auto- portrait à l'occasion du sixième anniversaire de mariage – © Content_DFY • Aloïse Corbaz, Madone Picasso – Association Aloïse, Chigny, SIK-ISEA, Zürich
Diego Rivera, Une mère et son enfant, 1944 – Christie's / Artothek / LA COLLECTION © 2026 Banco de México Diego Rivera Frida Kahlo Museums Trust, Mexico, D.F/ Adagp, Paris
Kees van Dongen, Maternité, 1907 – Collection privée Christie’s Images/Bridgeman Images © Adagp, Paris, 2026
Mary Cassatt, Mère et enfant sur fond vert – ©Photo Heritage
Léonard Tsuguharu Foujita, Mere et Enfant, 1917 – Private Collection Christie's Images/Bridgeman Images © Fondation Foujita / Adagp, Paris, 2026
Gabriele Münter, Mère avec enfant endormi, 1934 – The Gabriele Münter and Johannes Eichner Foundation, Munich © Adagp, Paris, 2026
Tamara de Lempicka, Mère et enfant – ©Tamara de Lempicka Estate, LLC / Adagp, Paris, 2026
Wassily Kandinsky, En été – © Collection privée Christie’s Images/Bridgeman Images
Alice Neel, Linda Nochlin et Daisy – © 2026 Museum of Fine Arts, Boston.vv Tous droits réservés. Seth K. Sweetser Fund / Bridgeman Images Claude Monet, La femme à l'ombrelle – © Darchivio / opale.photo
Conception graphique : OXOlaterre

La mère et l’enfant : regards d’artistes - Peindre l’expérience maternelle

Longtemps, dans la peinture occidentale, la maternité s’inscrit dans une tradition façonnée par la culture chrétienne. Représentée majoritairement par des hommes, elle prend souvent les traits idéalisés de la Vierge à l’Enfant, figure de dévotion et de pureté, puis ceux des mères royales, soumises à des impératifs de fécondité afin d’assurer la continuité dynastique.

Dès la fin du XIXe siècle, le regard évolue. Claude Monet introduit la maternité dans la vie quotidienne, loin du sacré, tandis que Fernand Léger ou Wassily Kandinsky en proposent des interprétations stylisées ou symboliques. Un tournant décisif s’opère lorsque des artistes femmes s’emparent du sujet. Autour de 1890, Mary Cassatt consacre une part majeure de son travail aux femmes s’occupant d’enfants. Au début du XXe siècle, Paula Modersohn-Becker franchit un tabou en représentant la grossesse et le ventre arrondi en semi-nu. Plus tard, Alice Neel peint à son tour de nombreuses femmes enceintes et des mères, en montrant sans idéalisation les transformations du corps.

À l’occasion de la Fête des mères, ce carnet de timbres invite à parcourir douze œuvres qui donnent à voir la maternité dans toute sa diversité. ■

Tous droits réservés.

Affranchissement pour Lettre Verte 20g

70 ans du timbre EUROPA

11
mai
2026

La Poste émet un timbre à l’occasion des 70 ans du timbre EUROPA, célébrant une nouvelle fois le rassemblement des peuples autour de valeurs partagées et inspirant les philatélistes à travers le monde.

© La Poste 2026.
Timbre (Héliogravure) : Création Klaus Welp
Mise en page : Valérie Besser

En 1956, six pays fondateurs de l’Union européenne (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas) lancent l’idée de renforcer les liens entre les nations européennes avec un projet philatélique : l’émission commune de timbres sous le logo EUROPA.

Soixante-dix ans plus tard, cinquante-trois [53] administrations postales ont rejoint cette initiative et, pour marquer l’évènement, PostEurop a organisé un concours sur le thème « 70e anniversaire du timbre EUROPA : Unis dans… ».

Quinze propositions ont été soumises au vote de cinquante opérateurs postaux qui ont retenu le projet de la Finlande (Posti Ltd) porté par l’artiste Klaus Welp. Ce designer finno-allemand reconnu pour sa carrière artistique et journalistique, maintes fois récompensé tant au niveau national qu’international pour son travail d’illustration, de conception graphique et de vidéo[s], a déjà créé plus de 120 timbres pour la Finlande.

« Dans le monde turbulent d’aujourd’hui, il y a un besoin croissant de paix, d’unité et d’un fort esprit communautaire ainsi que de systèmes de communication fiables. Un service postal national qui fonctionne bien est un pilier fondamental pour les démocraties, car il assure la sécurité et la connectivité pour les citoyens », a déclaré l’heureux gagnant.

Klaus Welp a exploré un concept visuel qui combine à la fois des éléments abstraits et symboliques pour représenter soixante-dix ans d’efforts communs autour de la performance des services postaux sur fond de dégradés colorés évoquant le drapeau européen, l’énergie et la diversité culturelle du continent.

Avec cette création graphique 2026, les timbres EUROPA célèbrent une fois encore le rassemblement des peuples autour de valeurs partagées et continuent d’inspirer les philatélistes à travers le monde. ■

Fabienne AZIRE - Tous droits réservés.

Affranchissement pour Lettre Verte 20g

Discours de la servitude volontaire
Étienne de La Boétie

18
mai
2026

La Poste émet un timbre en l’honneur d’Étienne de La Boétie, auteur du célèbre Discours de la servitude volontaire.

© La Poste 2026.
Création et gravure Pierre Bara
Bords de feuille : Création Pierre Bara

Au XVIe siècle, alors que la France sera bientôt en proie aux guerres de Religion, Étienne de La Boétie (1530-1563), grand ami de Montaigne (« Parce que c’était lui, parce que c’était moi »), rédige à seulement 18 ans son Discours de la servitude volontaire. Ce texte, souvent considéré comme précurseur du libéralisme, de la désobéissance civile et de la critique de l’absolutisme, analyse le mécanisme de la domination politique.

La Boétie y affirme que la tyrannie ne repose pas sur la force mais sur l’obéissance volontaire des individus. L’être humain, naturellement libre, a oublié son état originel et s’est accoutumé à la soumission comme si elle était naturelle. Il accepte la servitude par habitude, par éducation ou par résignation. Les tyrans entretiennent cette soumission en offrant spectacles, jeux, distributions de nourriture ou en recourant à la religion. Mais l’essentiel de la servitude vient « d’en bas », du consentement même des dominés.

La Boétie décrit une pyramide du pouvoir : le tyran s’entoure de quelques proches qui, pour servir leurs intérêts, s’appuient sur d’autres, plus nombreux, jusqu’à soumettre toute la société. Or il suffirait qu’un maillon cesse d’obéir pour que l’édifice, tel un colosse aux pieds d’argile, s’écroule : « Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. » La liberté peut renaître si les peuples rompent avec cette habitude de servir.

Le Discours, jugé explosif, ne fut jamais publié du vivant de son auteur, qui était par ailleurs conseiller au parlement de Bordeaux. Mort à 32 ans, La Boétie laisse une œuvre que son ami Montaigne hésite à divulguer. Elle sera finalement éditée en 1574, sous le titre Contr’un, par les monarchomaques, des protestants hostiles à la monarchie absolue et qui dénoncent les persécutions subies notamment lors du massacre de la Saint-Barthélemy (1572). ■

Karim Piriou - Tous droits réservés.

Affranchissement pour Lettre Verte 20g

Sainte-Suzanne (Mayenne)

26
mai
2026

La Poste émet un timbre dans la série touristique sur la cité médiévale de Sainte-Suzanne, surnommée la « perle du Maine ».

© La Poste 2026.
Timbre et contour de feuille : création Raphaële Goineau
d'ap. photos Constance Ferrand.

Enchâssée dans un paysage de collines verdoyantes, la cité médiévale de Sainte-Suzanne, surnommée la « perle du Maine », a forgé sa réputation de cité rebelle au gré d’une histoire singulière, qui doit beaucoup à sa géographie. Perché sur un éperon rocheux aux pentes escarpées, en lisière des monts des Coëvrons et de la plaine d’Anjou, le village domine l’Erve, qui coule 70 mètres plus bas.

Au Moyen Âge, une ceinture de remparts vient compléter ce dispositif naturel apte à ralentir les assaillants. C’est contre cet obstacle que viendra buter Guillaume le Conquérant. De 1083 à 1086, le duc de Normandie et roi d’Angleterre assiège Sainte-Suzanne, tenue par Hubert de Beaumont, vicomte du Maine. Depuis son donjon, celui-ci résiste vaillamment aux troupes normandes durant quatre ans. La ténacité du vicomte aura raison des Anglais, qui lèveront le camp. Sainte-Suzanne reste dans les annales comme la seule cité à avoir résisté à Guillaume le Conquérant !

L’imposant donjon du XIe siècle est encore debout, tout comme le logis du château, élégante bâtisse de grès et de tuffeau coiffée d’ardoise, posée au bord de la falaise. Celui-ci fut bâti au XVIIe siècle par Fouquet de La Varenne, ancien ministre de Henri IV, pour Marguerite de France, dite « la reine Margot ». Il abrite dorénavant le Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine Coëvrons Mayenne.

Toujours à l’abri derrière ses remparts, le village a conservé son cachet médiéval le long de ses ruelles pavées, bordées de façades pierreuses, éclaboussées de fleurs. Au bord de l’Erve, le moulin à papier perpétue, dans des craquements de bois, une tradition qui remonte au XIIIe siècle. Autant d’atouts qui valent à cette cité emblématique de la Mayenne d’être à la fois classée « Petite Cité de caractère » (depuis 1992) et labellisée parmi les « Plus Beaux Villages de France », au grand bonheur de ses 350 000 visiteurs annuels. ■

Vincent Noyoux - Tous droits réservés.

Affranchissement pour Lettre Verte 20g